Le ring de boxe
Le ring est l'élément central de la boxe : c'est l'espace où se déroulent les combats, et son aménagement obéit à des règles précises, destinées autant à l'équité qu'à la sécurité.
Les dimensions
Le ring est un carré délimité par des cordes, dont le côté est fixé par les règlements des fédérations.
Les dimensions varient selon les instances et selon le niveau de compétition, généralement entre cinq et sept mètres à l'intérieur des cordes. Un ring plus petit favorise l'affrontement rapproché, un ring plus grand le déplacement et la distance : ce choix n'est donc pas neutre sur le déroulement d'un combat.
Le tablier déborde des cordes de plusieurs dizaines de centimètres, et la plateforme est surélevée par rapport au sol de la salle pour les combats professionnels.
La construction
Le cadre est en acier, ce qui assure la rigidité nécessaire au poids des combattants et à la tension des cordes.
Les cordes, généralement au nombre de trois ou quatre, sont gainées et tendues entre les poteaux d'angle. Elles doivent offrir à la fois solidité et élasticité : trop lâches, elles laissent passer un corps ; trop tendues, elles blessent.
Des sangles verticales relient les cordes entre elles à mi-distance de chaque côté, afin de conserver leur écartement.
Les coins
Chaque combattant se voit attribuer une couleur, bleu ou rouge, qui correspond à son coin. Les deux autres angles sont dits neutres et servent au repli imposé lors d'un compte.
Les poteaux d'angle sont rembourrés sur toute leur hauteur : le contact avec un poteau non protégé est l'une des causes historiques de blessures graves.
Les coins servent également de repères d'orientation pour les boxeurs et de poste pour l'équipe d'entraîneurs entre les reprises.
Le sol
Le plancher est recouvert d'une couche d'amortissement, mousse dense ou caoutchouc, d'une épaisseur réglementée, elle-même recouverte d'une bâche tendue.
Ce revêtement doit offrir une adhérence suffisante pour les appuis sans retenir le pied, et absorber l'énergie d'une chute.
Une épaisseur insuffisante augmente le risque de traumatisme crânien lors d'une mise au sol : c'est l'élément de sécurité le plus contrôlé avant une réunion.
Les officiels
L'arbitre est le seul officiel sur le ring : il dirige le combat, compte, avertit et peut l'arrêter.
Les juges sont placés à l'extérieur, sur trois côtés différents, afin de disposer d'angles de vue distincts.
Le chronométreur, le médecin et le délégué de la fédération complètent le dispositif. La présence d'un médecin au bord du ring est obligatoire, et son avis prime sur celui de tous les autres.
La sécurité du combattant
Elle ne tient pas qu'au ring, et mérite d'être rappelée.
Le certificat médical, le suivi longitudinal, la pesée, le port du protège-dents et de la coquille, les gants adaptés à la catégorie, le casque en amateur selon les règlements, et les délais de repos obligatoires après un arrêt ou une mise hors de combat.
Les traumatismes crâniens répétés font l'objet d'une attention croissante dans tous les sports de contact : les protocoles de retrait et de reprise après commotion se sont considérablement durcis, et ils ne sont pas négociables.
Pour la pratique de loisir, l'assaut sans puissance, la boxe éducative et le travail au sac permettent de bénéficier des qualités physiques de la discipline sans exposition aux coups à la tête.